Communiqué c9205: Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté - Bilan positif du gouvernement du Québec pour son engagement à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale
QUÉBEC, le 17 oct. /CNW Telbec/ - En cette Journée internationale pour
l'élimination de la pauvreté, la ministre de l'Emploi et de la Solidarité
sociale, Mme Michelle Courchesne, a déposé à l'Assemblée nationale l'imposant
bilan des activités réalisées au cours de la deuxième année de mise en oeuvre
du Plan d'action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et
l'exclusion sociale.
Alors que cet ambitieux plan d'action prévoyait en 2004 un investissement
de 2,5 milliards de dollars sur cinq ans, le gouvernement du Québec l'a
bonifié en y consacrant désormais plus de 2,75 milliards de dollars. Ainsi, au
cours de ses deux premières années d'application, le gouvernement a investi
près d'un milliard de dollars, soit 409 millions de dollars en 2004-2005 et
575,7 millions de dollars en 2005-2006.
«Cette année encore, notre gouvernement a continué de poser des gestes
concrets visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale et
l'amélioration du bien-être de femmes, d'hommes et d'enfants vivant en
situation de pauvreté, qu'ils soient immigrants, issus d'une minorité visible
ou handicapés. Au cours de la dernière année, nous avons misé sur la
valorisation de l'emploi, l'intégration sociale, l'aide financière et la
satisfaction des besoins se rapportant au logement et à l'alimentation», a
déclaré la ministre.
Le Conseil national du bien-être social reconnaît d'ailleurs l'importance
du plan d'action québécois alors qu'il soulevait, encore hier dans un
communiqué, que le Québec a fait de sa stratégie anti-pauvreté une priorité.
Un bilan positif de la deuxième année
La deuxième année de mise en oeuvre du plan d'action a été marquée par la
poursuite des efforts déjà consentis et par la réalisation de nouvelles
mesures. Ces dernières ont permis notamment de soutenir les élèves en
difficulté d'apprentissage, de rendre plus accessible l'aide juridique pour
les ménages à faible revenu, d'accorder la gratuité des médicaments aux
personnes âgées qui bénéficient du maximum du supplément de revenu garanti.
Des sommes ont par ailleurs été versées pour assurer la sécurité alimentaire
de certains groupes de population.
Par exemple, nous distribuons deux milliards de dollars par année à près
d'un million de familles par l'intermédiaire du Soutien aux enfants qui couvre
les besoins essentiels des enfants de moins de 18 ans sous la charge de leurs
parents. En 2006, nous avons doublé les sommes destinées à l'aide aux devoirs
et nous avons ajouté 90 M$ pour que des ressources accompagnent davantage les
élèves en difficulté. Nous investissons plus de 90 M$ depuis deux ans pour
indexer des prestations d'aide sociale.
Le gouvernement résolument engagé dans ce défi collectif
«Notre gouvernement a élaboré des programmes mieux adaptés à la situation
des personnes tout en misant sur une approche incitative plutôt que
coercitive. De plus, nous avons mis en place deux instances, soit le Comité
consultatif sur la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale et le
Centre d'étude sur la pauvreté et l'exclusion, afin de toujours mieux guider
notre action», a indiqué la ministre en soulignant que certaines familles
prestataires de l'assistance-emploi ont pu voir leur revenu disponible
augmenter de plus de 20 % au cours des trois dernières années.
Signalons que le nombre de ménages prestataires de l'assistance-emploi a
diminué de 3,2 % entre mars 2004 et mars 2006, ce qui représente une baisse de
11 287 ménages.
«Je tiens à remercier tous celles et ceux, particulièrement les
organismes communautaires présents dans toutes les régions du Québec, qui sans
relâche posent des gestes d'accompagnement, d'entraide ou de soutien envers
les personnes et les familles en situation de pauvreté. Je me permets aussi de
lancer un appel à la générosité et à l'empathie des entreprises et citoyens
afin qu'ils s'impliquent davantage, de façon durable et solidaire, dans ce
défi collectif qui se veut certes exigeant, mais réalisable», a conclu la
ministre Michelle Courchesne.
Les Centres locaux d'emplois demeurent disponibles pour recevoir les
personnes à la recherche de soutien et de support. Collectivement, il est
essentiel d'aider les personnes éloignées du marché du travail à retrouver la
confiance et l'espoir d'un avenir meilleur.
Le bilan de la deuxième année du plan d'action est disponible à l'adresse
Internet : www.mess.gouv.qc.ca.
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ANNEXE
PLAN D'ACTION GOUVERNEMENTAL EN MATIERE DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE
ET L'EXCLUSION SOCIALE
BILAN DES ACTIVITES REALISEES AU COURS DES DEUX PREMIERES ANNEES
AMELIORER LE BIEN-ETRE DES PERSONNES EN SITUATION DE PAUVRETE
En matière d'aide financière :
- Adoptée en juin 2005, la Loi sur l'aide aux personnes et aux familles
privilégie une approche incitative plutôt que coercitive en appuyant
davantage les efforts d'insertion sociale et de participation au marché
du travail. L'adoption de cette loi a permis de mettre en place
plusieurs mesures du plan d'action :
- l'introduction d'une prestation plancher à l'abri de toute
réduction liée au défaut d'entreprendre des démarches pour intégrer
le marché du travail, incluant un refus et un abandon d'emploi ;
investissement de 10,2 M$ par année;
- l'assouplissement des règles d'admissibilité à l'allocation pour
contraintes temporaires afin d'en élargir l'accès à toutes les
familles prestataires ayant un enfant à charge handicapé, même si
ce dernier fréquente l'école à temps plein ; investissement
supplémentaire de 0,7 M$ par année;
- En lien avec la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion
sociale, d'autres modifications ou assouplissements ont été apportés
aux règles de l'assistance-emploi:
- la hausse de l'épargne permise jusqu'à 5 000 $ dans un compte
individuel de développement afin d'entreprendre un projet précis;
- la hausse du montant de l'exclusion applicable à la valeur de
certains biens, notamment celle de la valeur nette d'une résidence,
qui passe de 80 000 $ à 90 000 $;
- l'extension de l'exemption de revenus de pension alimentaire de
100 $ par mois à toutes les familles prestataires ayant un enfant à
charge ;
- l'indexation des prestations de 2,43 %, en janvier 2006, pour les
prestataires ayant des contraintes sévères à l'emploi et de 1,21 %
pour les personnes aptes au travail; pour l'année 2006,
l'indexation implique des coûts de l'ordre de 12,1 M$ en 2005-2006
et de 48,5 M$ en 2006-2007.
- Le taux général du salaire minimum est passé de 7,45 $ en mai 2004 à
7,60 $ le 1er mai 2005, et à 7,75 $ en mai 2006.
- La Prime au travail est offerte depuis le 1er janvier 2005. Les
versements accordés par anticipation ont permis de rejoindre cinq fois
plus de familles que ne l'avait fait le programme APPORT en 2004. En
2005, 54 099 familles ont bénéficié de versements anticipés de la Prime
au travail. Le montant de la Prime au travail varie selon le revenu et
peut atteindre, pour l'année d'imposition 2006, 512 $ dans le cas d'une
personne seule, 790 $ dans le cas d'un couple, 2196 $ dans le cas d'une
famille monoparentale et 2821 $ dans le cas d'un couple avec enfants.
- Depuis juillet 2005, les personnes âgées qui reçoivent le maximum du
supplément de revenu garanti bénéficient de la gratuité des
médicaments.
- L'accessibilité à l'aide juridique a été étendue à plus de personnes,
ce qui représente à terme des investissements additionnels de près de
30 M$ par année.
En matière d'aide à l'emploi et d'intégration sociale :
- Dans le cadre de l'entente entre le ministère de l'Emploi et de la
Solidarité sociale (MESS) et le ministère de l'Immigration et des
Communautés culturelles (MICC), le Programme d'aide à l'intégration des
immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME) a été rendu
public en mai 2005 afin de permettre à des nouveaux arrivants ou à des
membres de minorités visibles d'entreprendre une première expérience de
travail québécoise dans leur domaine de compétence.
- Le nouveau programme Devenir offre aux prestataires de l'assistance-
emploi un soutien et un accompagnement personnalisé afin de les aider à
s'engager dans une démarche favorisant leur participation active à la
société et les préparer adéquatement à participer à une mesure d'aide à
l'emploi.
En matière d'aide au logement :
- L'objectif de réalisation de logements à loyer modique ou abordable a
été rehaussé à plusieurs reprises au cours des dernières années. Dans
le cadre du Discours sur le budget 2005-2006, des nouveaux engagements
avaient porté l'objectif à 18 600. Lors du Discours sur le budget 2006-
2007, des nouvelles sommes ont été annoncées portant alors l'objectif
de réalisation de logements sociaux et communautaires à 20 000 d'ici
2008.
- En 2004-2005, 16,8 M$ ont été consentis pour atténuer les pénuries de
logement, que ce soit par des suppléments au loyer d'urgence, des
subventions de supplément au loyer octroyées en vertu des programmes de
logement communautaire ou par le biais d'une aide aux municipalités.
En matière d'aide alimentaire :
- Une somme annuelle de 3,4 M$ permet de soutenir des projets visant le
développement de la sécurité alimentaire. A ce jour, un peu plus de 250
projets ont été subventionnés dans les 18 régions sociosanitaires. Les
projets financés comprennent notamment des cuisines collectives, des
jardins communautaires, des groupes d'achat, d'épicerie communautaire
ou d'éducation populaire en alimentation.
- Dans le cadre du Club des petits déjeuners, un service quotidien de
petits déjeuners a été servi dans plus de 165 écoles primaires des
quartiers défavorisés du Québec, rejoignant plus de 10 000 jeunes
écoliers. En 2004-2005 et 2005-2006, le Club des petits déjeuners a
profité d'une aide gouvernementale de 4 M$.
PREVENIR LA PAUVRETE ET L'EXCLUSION SOCIALE EN FAVORISANT LE
DEVELOPPEMENT DU POTENTIEL DES PERSONNES
Des mesures pour soutenir les familles :
- Le 1er janvier 2005, est entré en vigueur le nouveau Soutien aux
enfants qui couvre les besoins essentiels des enfants à charge de moins
de 18 ans. L'aide financière versée aux familles est la plus importante
qu'elles aient reçue. Pour l'année civile 2005, près de 2 MM$ ont été
versés grâce au crédit d'impôt remboursable pour le Soutien aux
enfants, ce qui représente une augmentation de 550 M$ par rapport à la
situation de 2004. La prestation annuelle moyenne pour tous les ménages
bénéficiaires a été de 2 274 $ alors qu'elle a atteint 3 176 $ pour les
familles ayant des revenus totaux inférieurs à 25 000 $.
- Les services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance
soutiennent les familles vivant en contexte de vulnérabilité dont les
enfants sont âgés de 0 à 5 ans. Ils se divisent en deux volets : le
soutien aux jeunes parents (femmes enceintes et mères âgées de moins de
20 ans) et le soutien aux familles vivant dans l'extrême pauvreté
(femmes enceintes et les mères âgées de 20 ans ou plus). Pour le volet
Soutien aux jeunes parents, un budget récurrent de 22 M$ a été investi
alors que pour le volet Soutien aux familles vivant dans l'extrême
pauvreté, les sommes investies en 2005-2006 sont estimées à 22 M$.
- En décembre 2004, le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale
a signé une entente de partenariat, de 10 M$ sur cinq ans, avec la
Fondation Lucie et André Chagnon afin de soutenir des actions de
prévention de la pauvreté auprès des jeunes enfants. Un premier projet,
le Centre premier berceau, a été mis en place dans le but d'intervenir
rapidement auprès des jeunes femmes enceintes et des familles en
attente de leur premier enfant provenant de milieu défavorisé,
principalement dans l'est de Montréal. Le Centre Premier Berceau
deviendra, au cours des prochains mois, un centre multiculturel qui
intègre un projet de soutien pour les jeunes parents immigrants. Un
projet pour les jeunes parents autochtones qui ont subi des
traumatismes sera également développé au cours de l'année.
Des mesures qui visent la réussite scolaire, contrer le décrochage
scolaire et soutenir l'intégration professionnelle des jeunes dont
notamment :
- Le Programme d'aide à l'éveil à la lecture et à l'écriture appuie
environ 51 projets dans les milieux défavorisés des 17 régions. Près de
1 400 activités d'éveil à la lecture et à l'écriture sont réalisées par
les organismes auprès des parents, de leurs enfants âgés de 0 à 5 ans
et des organismes. Chaque région administrative reçoit un budget annuel
de 40 000 $ pour appuyer des projets locaux sur les territoires ciblés.
- Le programme Famille, école et communauté, réussir ensemble
expérimente, depuis 2003, un modèle de communauté éducative en vue de
favoriser la réussite des élèves du primaire venant d'un milieu
défavorisé. En 2005-2006, ce programme a rejoint 6 299 élèves répartis
dans 25 écoles de milieu défavorisé et 12 services d'éducation des
adultes. Le budget était de 720 000 $.
- Le programme Aide aux devoirs vise à soutenir l'aide aux devoirs
requise par les élèves du primaire afin de maintenir leur intérêt à
l'école. Le budget du programme a doublé en 2005-2006, passant de
9,4 M $, en 2004-2005, à 19,6 M $.
- En 2004-2005 et 2005-2006, les commissions scolaires ont pu compter sur
un montant de 20 M$ pour embaucher des ressources professionnelles
vouées au soutien des élèves qui vivent des difficultés dans leur
parcours scolaire. L'entente de principe survenue en décembre 2005
entre le personnel enseignant et le gouvernement prévoit, dès 2006-2007
jusqu'à 2008-2009, un ajout de ressources de l'ordre de 90 M$ pour les
élèves en difficulté.
FAVORISER L'ENGAGEMENT DE LA SOCIETE ET ASSURER LA CONSTANCE ET LA
COHERENCE DE L'ACTION
- Le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion
sociale, qui a été mis en place en mars 2006, constitue une table
représentative, un lieu d'échanges, de concertation, de réflexion et de
cohérence sur les enjeux complexes liés à la lutte conte la pauvreté.
- Le Centre d'études sur la pauvreté et l'exclusion (CEPE) est un lieu
d'observation, de recherche et d'échanges visant à fournir des
informations qui soient fiables et objectives en matière de pauvreté et
d'exclusion sociale.
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